IRLANDE part 4

Publié le par Hippolyte

Bonjour à tous,

 

Nouveau format pour les nouvelles des semaines passées. ;) Plus court. :p

Bonne lecture.

 

 

IRLANDE part 4

 

Force est de constater, qu'il ne fait pas beau tous les jours dans ce charmant pays. Des températures avoisinant allègrement les 10°C en plein mois de juin, un soleil surement éblouie par tant de verdure, voilà où nous en sommes ici. Attiré que dis-je, alpagué par les nombreux pubs qui sillonnent le pays, la bière et la bonne compagnie coulent à flot pour compenser, mais la cirrhose guette.

L'eau on la voit assez lorsque l'on met le nez dehors sans en plus en vouloir encore dans son verre.

 

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En début de soirée à Dublin, des lutins sont employés par la police et des gangs composés d'enfants de 5 ans, pensant que la ville leurs appartient, pavanent à travers la capitale.

Plus tard, les pistes de danses sont envahies par des pieds de toutes sortes, talons hauts, ballerines, baskets, chaussures de ville et j'en passe. Les verres se remplissent et se désemplissent au rythme de la musique. Les visages sont gais, embrumés et les gens tout simplement saouls. L'alcool semble avoir un effet intéressant sur les robes de jeunes filles déjà bien court vêtu, alors que les jeunes hommes invitent de jeunes femmes dans leurs intérieurs dépourvus de tous meubles. Les sirènes hurlent, les taxis roulent, les moribonds repoussaient en pleine rue par la fermeture des bars se retrouvent errant avec approximation dans Temple bar et ses environs. Des rires hystériques, les pleurs de désespoirs, des yeux gonflés, des disputes sonores, des chants engagés, des danses sulfureuses. Heureusement que la pluie est là finalement. Elle redonne chaque matin, un brin de bienséance à ces rues pavées. Lavant sans distinction aucune les excès des nuits passées.
Mais où allons nous?

La fête est finie, les pieds endoloris et la tête bourdonnant de choses étranges, le bus de nuit continu d'étonner, ramenant les âmes toujours bien tourmentaient vers des lieux plus sereins. Le taxi prend la suite, et le lit m'appartient.

 

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Les rencontres de la nuit sont parfois éphémères, parfois tenaces, parfois surprenantes, parfois pas toujours bien à propos, mais toujours intéressantes, et il est troublant de voir à quel point elles semblent nettes le matin au réveil.

Aussi lucide que les paysages sont presque toujours vert.
La sécheresse n'inquiétera personne ici cette année, voilà au moins une constante rassurante.

Il est aussi à signaler, qu'outre le temps et les sorties, l'autre temps qui a plus à voir avec la durée, semble prendre des libertés plus que douteuses avec nos esprits. Dans ces contrées on ne sait jamais quelle heure il est. Une heure peut vous en paraitre cent, alors qu'une autre ou même parfois la même (ce qui peut, je vous l'accorde paraitre incongru) s'avère ne durer que le temps d'un battement de cil.
Je pense mettre cette étrangeté sur le compte de la pluie. Lorsque l'on a des doutes, mieux vos rester prudent. La pluie est un coupable sûr et le sablier ment.

Retour à Donabate, un lieu tranquille épargné par la clameur de la capitale. Mais dans la vie comme dans les films, on s'ennuierait sans rebondissement.

Nous voilà donc embringué dans une histoire de règlement de compte. A 500 m, même pas besoin de se déplacer. Vous croyez avoir entendu un pétard? Et bien non, il s'agissait d'un coup de feu. Vous croyez avoir vu un habitant faire un feu chez lui en voyant de la fumée? Et bien non, une voiture brulée. Deux fuyards, un mort, une voiture brulée, la Garda qui frappe aux portes. Histoire de tenir en haleine la tranquille ville de Donabate pendant deux jours. Passé ce délai, il aurait aussi bien pu ne rien se passer.

Plus concret que l'histoire du concombre tueur n'est ce pas?

 

Rassurez vous, il ne me semble pas que ma host family soit mouillée dans un quelconque trafic un peu louche. Haro sur les hypothèses les plus emberlificotées. C'est comme regarder les requins derrière leurs aquariums blindés. C'est joli cinq minutes…

Muffins ratés, sieste correct, rien d'autre à ajouter.

À si, et le soleil? A quelle heure?

 

 

Hippolyte et la racine de millepertuis

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